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Joseph Kabila réapparaît en Afrique du Sud avec Sovons la RDC !

Dans la matinée du 13 avril dernier, les Congolais se sont réveillés avec deux dossiers brûlants en une de leurs journaux : le retour sur la scène politique de Joseph Kabila, réapparu en Afrique du Sud à la tête de son mouvement, et le cri d’alarme d’un fonds public qui peine à récupérer 300 millions de dollars engloutis dans des créances fantômes.

Kabila sort de l’ombre, depuis Pretoria

Ils se sont réunis loin des regards, à 60 km de Pretoria, entre le 6 et le 8 avril. Joseph Kabila et les fondateurs du mouvement « Sauvons la RDC » ont tenu leur deuxième conclave en Afrique du Sud, dans une discrétion qui en dit long sur les tensions qui entourent ce rassemblement. Le communiqué final, signé par Moïse Nyamugabo et rendu public seulement le 11 avril, ne mâche pas ses mots : dérive autoritaire assumée, répression brutale, populations civiles abandonnées face aux violences à Goma, Masisi, Minembwe ou encore en Ituri. Derrière ces accusations, un chiffre qui glace : selon le rapport INS 2025, 64 millions de Congolais vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.

Sur la révision constitutionnelle, Kabila est catégorique. Congo Nouveau rapporte qu’il promet de « faire échec » à tout projet de modification de la loi fondamentale, semant le trouble dans un pays qui cherche encore sa voie vers la paix. Le Potentiel résume bien l’ambiance en titrant : « L’ombre de Joseph Kabila alimente les incertitudes », pointant l’influence supposée de l’ancien président sur les négociations en cours à Genève entre Kinshasa et l’alliance AFC-M23.

300 millions envolés : le FPI crie au secours

Pendant ce temps, dans les couloirs feutrés du Conseil des ministres, un autre drame se jouait vendredi dernier. Le ministre de l’Industrie ad intérim a tiré la sonnette d’alarme : le Fonds de promotion de l’industrie court après 300 millions de dollars de créances que des débiteurs identifiés refusent ou peinent à rembourser. Une somme colossale, dans un pays où chaque dollar compte pour financer des projets structurants.

Félix Tshisekedi, qui présidait la 86e réunion du Conseil des ministres à la Cité de l’Union africaine, a validé une double réponse : un audit du portefeuille des créances pour débusquer les dysfonctionnements internes, et une stratégie de recouvrement renforcée. Car derrière les chiffres, c’est toute une économie nationale qui attend ces fonds pour respirer.

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