En Afrique, lorsqu’un couple ne parvient pas à avoir un enfant, la responsabilité est encore trop souvent attribuée à la femme. Pourtant, la science montre que les facteurs masculins sont impliqués dans près d’un cas d’infertilité sur deux.
Freinés par les tabous et une conception de la virilité qui décourage le dépistage, de nombreux hommes refusent de consulter. Ce silence retarde les diagnostics, complique la prise en charge et expose les femmes à une stigmatisation injuste.
Infections mal soignées, maladies, facteurs environnementaux ou troubles hormonaux peuvent altérer la fertilité masculine. Malgré cela, les examens spécialisés restent peu accessibles dans de nombreux pays africains.
Faire de l’infertilité masculine un véritable enjeu de santé publique est aujourd’hui indispensable. Briser le silence, encourager le dépistage et lutter contre les préjugés sont les premières étapes pour mettre fin à un tabou qui pénalise des millions de couples.



