L’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire a publié, ce 23 juin 2026, un communiqué revenant sur l’affaire des boissons de la Sobraga importées en France par Marcelle Eyang Noutchet. L’institution se dit surprise par la résurgence de ce dossier sur les réseaux sociaux, alors même qu’elle affirme avoir traité l’affaire dans son intégralité dès 2024 et communiqué les résultats de ses analyses à la plaignante le 21 mars 2025.
Selon l’AGASA, les investigations menées à partir des rapports des autorités françaises et des analyses réalisées en laboratoire ont permis d’établir plusieurs constats. L’agence indique notamment que certaines boissons, dont Zombie, Banana et Gin Tonic, présentaient des teneurs en certaines matières dépassant les seuils autorisés dans l’Union européenne. En revanche, la boisson Sombreros ne serait pas concernée par ces dépassements.
Le rapport relève également que les boissons Whisky Cola étaient soumises à un régime fiscal particulier que l’importatrice aurait tenté d’éviter lors des déclarations douanières. Par ailleurs, les produits Kit Regab et Racines ne respectaient pas certaines exigences de la réglementation française en raison de l’absence de numéros de lot permettant d’assurer leur traçabilité.
Toutefois, l’AGASA souligne que les analyses effectuées par les laboratoires partenaires et les services compétents français concluaient à la conformité des boissons concernées aux normes du Codex Alimentarius, établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui servent actuellement de référence au Gabon.
L’agence rappelle également que les normes sanitaires varient d’un pays à l’autre et estime que cette affaire relève davantage d’un différend commercial que d’un problème d’insécurité alimentaire. Elle condamne ce qu’elle considère comme une tentative de transformer une opération commerciale ayant rencontré des difficultés en une crise sanitaire.
Enfin, l’AGASA invite les populations à faire preuve de vigilance face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et réaffirme son engagement à protéger la santé des consommateurs gabonais.



