À l’occasion de la 16ᵉ Journée internationale des veuves, célébrée le 23 juin 2026 à Libreville, la Direction générale de la protection de la veuve et de l’orphelin a présenté le bilan de ses activités. Entre 2024 et 2025, près de 17 280 conjoints ont bénéficié d’un accompagnement administratif, juridique et social. Les autorités entendent renforcer l’accès aux droits successoraux et à la justice pour les veuves confrontées aux conflits familiaux et aux cas de spoliation.
Réunis ce mardi 23 juin 2026 au ministère des Affaires sociales à Libreville, les responsables de la Direction générale de la protection de la veuve et de l’orphelin ont dressé le bilan des actions menées en faveur des conjoints survivants. À l’occasion de la 16ᵉ Journée internationale des veuves, la directrice générale, Pamela Barbe Virginie Koumba épouse Nwabyt, a annoncé que 17 280 conjoints ont bénéficié d’un accompagnement entre 2024 et 2025.
Selon la responsable, les bénéficiaires proviennent d’horizons variés. Outre les veuves légalement mariées, les services de la direction reçoivent également des épouses coutumières, des concubines ayant des enfants ainsi que de jeunes couples souhaitant s’informer sur les mécanismes de protection juridique avant le mariage.
Cette assistance intervient dans un contexte où de nombreuses veuves continuent de faire face à des difficultés liées aux successions. Les services de la direction sont régulièrement saisis de dossiers portant sur des cas de spoliation d’héritage, de confiscation de biens, de blocage de salaires ou encore de détournement d’avoirs bancaires après le décès d’un conjoint.
Pour répondre à ces situations, l’administration privilégie d’abord la médiation et le dialogue entre les différentes parties. « Nous organisons des réunions afin de parvenir à un consensus et de faire appliquer le droit. Nous sommes également confrontés à des cas de spoliation d’héritage, de détournement de biens, de salaires ou d’avoirs bancaires. Tous ces actes sont réprimés par la loi », a rappelé Pamela Barbe Virginie Koumba épouse Nwabyt.
Placée sous le thème « Citoyenneté et accès aux droits », cette édition 2026 a également été l’occasion de sensibiliser les associations et les populations sur les droits successoraux et les régimes matrimoniaux. Pour la ministre des Affaires sociales, Armande Longo épouse Moulengui, la connaissance des droits constitue un levier essentiel pour lutter contre les discriminations et les abus subis par les veuves.
Dans cette perspective, plusieurs initiatives sont prévues au cours de l’année 2026. Les autorités ont notamment annoncé l’organisation d’une immersion au Tribunal de Libreville afin de mieux faire connaître les procédures successorales. Un Guide juridique des héritiers légaux sera également mis à la disposition du public pour faciliter l’accès à l’information et prévenir les conflits familiaux.Par ailleurs, si l’accès à certaines aides nécessite la présentation de documents officiels tels que les actes de décès, de mariage ou de naissance, la Direction générale de la protection de la veuve et de l’orphelin prévoit des mesures adaptées aux situations d’urgence. En cas de violences ou de différends familiaux graves, des actions de médiation peuvent être engagées afin de protéger les personnes concernées et garantir le respect de leurs droits.



