La ministre sénégalaise de la Jeunesse et des Sports, Djireye Clotilde Coly, est victime de cyberharcèlement après la défaite des Lions de la Teranga face à la France, des internautes critiquant surtout son apparence physique plutôt que son travail. Cette situation a suscité de nombreuses condamnations et relance le débat sur le respect des femmes et l’usage responsable des réseaux sociaux au Sénégal.
Au Sénégal, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Djireye Clotilde Coly, est critiquée sur les réseaux sociaux depuis la défaite des Lions de la Teranga face à la France lors d’un match de Coupe du monde. Pourtant, les attaques ne concernent pas son travail, mais son apparence physique. Sa coiffure courte, visible lors de son déplacement aux États-Unis, a été largement commentée et moquée en ligne. Certains internautes sont même allés jusqu’à dire, sans raison, que son style aurait un lien avec la défaite de l’équipe nationale.
Ces attaques ont provoqué de nombreuses réactions. Plusieurs personnes dénoncent des propos injustes et sexistes. La militante Suzanne Sy rappelle que la défaite d’un match ne dépend pas d’une personne, encore moins de l’apparence d’une femme. De son côté, l’ancienne Première ministre Aminata Touré a condamné ces attaques, en parlant de comportements misogynes et dépassés. Selon elle, ce type de messages n’a pas sa place dans le débat public.
Face à cette situation, des organisations qui luttent contre les violences en ligne appellent à plus de responsabilité sur les réseaux sociaux. Elles demandent aux internautes de faire attention à ce qu’ils publient et de respecter les personnes, surtout les femmes publiques. Cette affaire montre une fois de plus que le cyberharcèlement peut toucher n’importe qui, et qu’il est important de mieux encadrer les usages d’internet.



