Des promesses d’investissements et des emplois à préserver
Ce mercredi, lors d’une conférence de presse à Owendo, Firmin Obame Nguema et Armand Dagraça Tchitembo, représentants de la société Yulin Internationale Timber Co. Limited, ont dénoncé ce qu’ils qualifient de “sabotage orchestré” dans l’affaire TBNI (Transport Bois Négoce International).
Une reprise légalement actée… mais contestée
Yulin Internationale a racheté TBNI pour plus de 30 milliards de francs CFA. Les repreneurs affirment que toutes les démarches administratives et judiciaires ont été respectées. Pourtant, l’ancien dirigeant, Xu Jie, alias “Kim”, refuserait toujours de céder les rênes de l’entreprise.
« Ce n’est pas un simple conflit. C’est un système de blocage organisé pour protéger des intérêts personnels », a déclaré Firmin Obame.
Une gestion passée qualifiée de “désastreuse”Les nouveaux responsables décrivent une société pillée, endettée, au bord de la faillite.
Plus de 4 milliards FCFA de dettes (impôts, CNSS, Task-force),Des détournements présumés,Des documents falsifiés,Des véhicules de la société dissimulés.
« TBNI a été vidée de ses ressources par une gestion opaque et irresponsable », a accusé M. Dagraça Tchitembo.
Une plainte pour abus de biens sociaux et escroquerie en bande organisée a été relancée.
Une justice “utilisée comme arme”

Le 23 avril, une réunion à la Direction générale de l’Industrie avait permis de trouver un terrain d’entente : pas de suspension d’activité, maintien des salaires, reconnaissance du nouveau gérant.
Mais dès le lendemain, les blocages reprennent. Le représentant de l’ancien gestionnaire s’oppose à tout, et la situation dégénère.
« Nous avons été arrêtés, détenus, traités comme des coupables, alors que nous cherchions à faire appliquer la loi », dénonce Firmin Obame.
Les repreneurs parlent d’interpellations arbitraires, de pressions administratives et d’un déni de justice flagrant.
Une volonté de sauver l’entreprise et les emplois

Malgré les obstacles, Yulin Internationale ne compte pas renoncer. L’objectif est clair :
Remettre TBNI sur pied,Préserver les centaines d’emplois,Créer de la valeur au Gabon,Et faire triompher la légalité.
« Ce que nous défendons, ce n’est pas juste une société. C’est un principe : la vérité ne doit pas être étouffée. L’impunité doit cesser », a conclu M. Obame.
Un appel fort aux autorités gabonaises
Dans ce contexte où le Gabon veut tourner la page des abus et rétablir l’État de droit, ce dossier devient un test important. Les repreneurs demandent à l’État de prendre ses responsabilités :
« Nous demandons justice. Nous appelons les institutions à protéger les vrais investisseurs et non ceux qui ont pillé ce pays pendant des années », a martelé Armand Dagraça Tchitembo.
Ce qu’il faut retenir :
Une reprise légale par Yulin Internationale en avril 2025.
Des accusations de sabotage contre l’ancien dirigeant.
Plusieurs milliards de dettes et des soupçons de détournements.
Un blocage persistant malgré des décisions judiciaires.
Un appel à la justice et à la protection des emplois.
L’affaire TBNI pourrait devenir un symbole fort : celui d’un pays en transition, confronté au choix entre l’ancien système et l’exigence de transparence et de justice.



