C’est une étape attendue depuis plusieurs mois par les Gabonais. Le ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la vie chère, Thierry Minko, a procédé ce vendredi au lancement officiel de la Centrale d’achat du Gabon (CEAG), en présence du Vice-président du gouvernement. Une structure dont la mission est claire : contrôler, réguler et rendre les prix accessibles à tous les consommateurs gabonais.
Une structure au service du consommateur

Dès sa prise de parole, le ministre Minko a posé les fondements de cette nouvelle institution : « Notre mission sera de contrôler les produits importés, leur qualité ainsi que leurs prix d’achat. Un suivi sera également assuré au niveau du cordon douanier, afin de garantir qu’au final, le consommateur gabonais bénéficie de prix justes et accessibles. »
La CEAG s’articulera autour de plusieurs missions essentielles : l’approvisionnement régulier en produits de qualité, la régulation des prix sur le marché national, la réduction du commerce informel et la promotion des produits locaux. Un ensemble de leviers destinés à renforcer la transparence du marché et à contenir durablement la hausse du coût de la vie qui pèse sur le quotidien des ménages gabonais.
Les citoyens au cœur du dispositif

L’une des innovations majeures de ce dispositif réside dans l’implication directe des consommateurs. Un mécanisme de signalement sera mis en place pour permettre à chaque citoyen de détecter et de dénoncer les pratiques abusives de certains commerçants.
Le ministre a détaillé le fonctionnement de cet outil : « Les citoyens pourront signaler tout écart de prix via une plateforme dédiée. Il suffira de prendre une photo du produit concerné et de vérifier son prix sur le site officiel. Si une anomalie est constatée, elle pourra être signalée afin que les services compétents interviennent. »
Un mécanisme simple, accessible et efficace, qui transforme chaque Gabonais en acteur de la régulation des prix.
Un signal fort contre la vie chère

Le lancement de la CEAG intervient dans un contexte de forte pression sur le pouvoir d’achat des ménages gabonais. En rendant cette structure opérationnelle, les autorités envoient un signal clair : la lutte contre la vie chère n’est plus un discours, elle est désormais une réalité institutionnelle.
Reste à présent à mesurer, dans les semaines et les mois à venir, l’impact concret de cette centrale sur les étals des marchés et dans les rayons des commerces. Les Gabonais, eux, attendent des résultats tangibles. Et vite.
https://directinfosgabon.com/vie-chere-la-centrale-dachat-du-gabon-est-enfin-operationnelle/




