Dakar, le 22 avril 2026. Ousmane Sonko opère une restructuration stratégique au sein de Pastef en nommant quatre vice-présidents aux profils de militants aguerris : Malick Ndiaye, Abass Fall, Daouda Ngom et Moustapha Sarré. Ces figures, présentées comme des « combattants », forment avec le leader du parti un noyau dirigeant surnommé « commando de la rupture ».
Un congrès décisif en ligne de mire

Cette réorganisation interne intervient à moins de deux mois du congrès du 6 juin 2026, présenté comme une échéance déterminante pour l’avenir du parti. Sonko entend visiblement verrouiller les instances dirigeantes et consolider son emprise sur l’appareil partisan avant cette date.
Un message à peine voilé à Diomaye

Derrière cette manœuvre, les observateurs lisent un avertissement clair adressé au Président Bassirou Diomaye Faye : aucune décision majeure ne pourra être prise sans l’aval du Pastef originel. Le parti se positionne ainsi comme un contre-pouvoir structuré face à la présidence de la République.
La fracture du ticket se confirme

À trois ans de la prochaine élection présidentielle, la rupture entre les deux figures emblématiques de l’alternance sénégalaise semble se préciser. L’idée d’une « armée politique » prête à s’opposer à Diomaye et sa coalition circule désormais ouvertement, dans un contexte de tensions croissantes au sein du mouvement.
La bataille pour le contrôle du parti et de l’opinion publique est officiellement lancée.
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