Il y a trois ans, Chris Obiang jouait encore dans les quartiers de Libreville. Aujourd’hui, le défenseur central de 23 ans est convoqué en équipe nationale du Gabon. Retour sur l’ascension fulgurante d’un jeune homme souriant, calme et humble, devenu l’une des belles histoires du football gabonais.
Un enfant d’Okala, passionné de ballon rond
Né à Libreville, Chris Obiang grandit à Bel-Air et effectue sa scolarité dans la capitale, jusqu’à l’obtention de son Bac en 2021 au Lycée Paul Indjendjet Gondjout. Ceux qui le connaissent le décrivent unanimement : souriant, calme, humble. Et surtout, passionné de football depuis son plus jeune âge.
Dans les quartiers, il porte les couleurs d’équipes comme Bluelock ou 72h FC. Longiligne et très physique pour son âge, il attire déjà les regards et frappe aux portes du monde professionnel.
Le sérieux avant tout : études et football de front
Chris ne sacrifie pas ses études pour son rêve. Il poursuit son cursus et décroche sa Licence en 2024 à l’Institut National de Gestion. Parallèlement, c’est au CSU, une vitrine du football amateur, qu’il se révèle vraiment. Les encouragements qu’il y reçoit le poussent à tenter sa chance au niveau professionnel.
Du Littoral FC à la sélection
Le pari est audacieux, mais Chris se bat. Il passe des tests au Littoral FC, qu’il réussit parfaitement, et intègre le club en 2024, en D3. Il participe activement à la montée de son équipe, puis confirme en National Foot 2, où ses prestations en défense centrale lui valent d’être retenu dans l’équipe type du championnat.
Mangasport, la consécration
Ses performances lui ouvrent les portes de Mangasport, le meilleur club du pays. Il le rejoint en juillet 2026 et s’impose directement comme titulaire en défense centrale. Il dispute même les matchs qualificatifs de la Ligue des Champions Africaine.
L’équipe nationale, aboutissement d’un parcours exemplaire
Aujourd’hui, Chris Obiang est convoqué en équipe nationale. En seulement trois ans, il est passé du football amateur au plus haut niveau professionnel gabonais. Un parcours qui prouve qu’avec du travail, de l’humilité et de la persévérance, les rêves d’un jeune d’Okala peuvent devenir réalité.


