En Guinée, le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a annoncé, le mardi 30 juin, l’exclusion de 6 678 agents de l’administration publique. Cette mesure, décidée par le ministre Faya François Bourouno, concerne plusieurs départements ministériels à travers le pays.
Elle vise à assainir le fichier de la Fonction publique en supprimant des cas jugés irréguliers, notamment des abandons de poste, des absences prolongées et injustifiées, ainsi que des décès non déclarés.
Selon les autorités, cette opération s’inscrit dans une volonté de moderniser et de rendre plus efficace l’administration publique. Les contrôles effectués auraient permis d’identifier de nombreux dossiers présentant des anomalies, affectant la gestion des ressources humaines de l’État. Le ministère affirme que cette situation nuisait à la transparence du système et empêchait une répartition équitable des agents actifs. Cette décision touche plusieurs services publics et marque une étape importante dans la réforme administrative engagée par le gouvernement guinéen.
Avec cette mesure d’envergure, les autorités entendent restaurer la crédibilité de la Fonction publique et renforcer la discipline au sein de l’administration. Si elle est saluée par certains comme une action nécessaire, elle pourrait également susciter des interrogations et des réactions parmi les agents et leurs familles concernés.


