Rumeurs d’interpellation d’agents, quadrillage des forces de sécurité de la direction générale de la SEEG, la visite du président Brice Clotaire Oligui Nguema au centre des métiers Jean Violas, ce lundi 29 juin, a confirmé une réalité bien connue : la SEEG reste au cœur des tensions gabonaises.
Entre désinformation sur les réseaux et rumeurs, il aura fallu trois heures pour mesurer l’ampleur de la crise. À la suite de la requête du syndicat SYNTEE+, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à échanger avec le personnel de la SEEG. Dans cet exercice, c’était moins le discours public que l’atmosphère de cette rencontre qui a mérité une attention particulière.
Ce qui distingue cette rencontre d’autres interventions présidentielles sur la SEEG, c’est son ton : un dialogue franc, où les agents ont eu l’occasion d’exprimer leurs préoccupations, face à un chef d’État sans artifice et sans protocole. Face à ce qui apparaît comme un constat d’urgence, Brice Clotaire Oligui Nguema a misé sur une consultation franche et directe.
Au premier enjeu de cet échange, les coupures d’électricité et la pénurie d’eau qui paralysent Libreville. Mais l’échange a couvert l’éventail complet des défis auxquels la SEEG demeure confrontée, une entreprise stratégique qui compose encore avec un passif organisationnel, des mécanismes de sous-traitance à consolider et la nécessité de renforcer la coordination technique. Pour le président de la République, la réponse est directe : il invite les agents à faire preuve d’une « gouvernance exemplaire au service des usagers », rappelant que « l’accès à l’eau et à l’électricité demeure une priorité absolue pour le bien-être des populations ».
Ce diagnostic enfin partagé de vive voix ne pourra plus être imputé à la seule incompréhension des enjeux de l’entreprise par sa direction générale. Une lecture qui contraste avec le climat politique de défiance qui entourait la SEEG depuis des mois.



