La mise en demeure adressée au Directoire par Ali Akbar à l’encontre de la direction dite « tendance Blaise Louembe » a provoqué commentaires, doutes et inquiétudes parmi les militants comme dans l’opinion. Dans ce contexte chargé, Yves Fernand Manfoumbi choisit le ton de la retenue et de la responsabilité.
Son message tient en une idée directrice : les tensions internes ne doivent jamais faire perdre de vue l’essentiel.
Au sein du Parti démocratique gabonais, les divergences sont reconnues. Elles existent, et elles sont même inhérentes à toute formation politique vivante. Sensibilités différentes, approches distinctes, lectures stratégiques parfois opposées : rien d’anormal dans une organisation traversée par des courants. Mais ces désaccords, insiste-t-il, ne sauraient se transformer en fractures durables ni affaiblir le rôle du parti dans le débat national.
Le primat des règles

Pour Yves Fernand Manfoumbi, la responsabilité collective consiste précisément à empêcher que la divergence ne devienne rupture. Un parti politique repose sur des textes, des organes et des procédures. Ces règles ne sont ni accessoires ni arbitraires : elles garantissent l’équité, la stabilité et le respect mutuel.
Les discussions doivent donc s’inscrire dans ce cadre. Non dans la pression ou l’escalade, mais dans l’écoute et la concertation. L’heure, selon lui, n’est pas à la surenchère. Elle est à la concertation structurée.
Une exigence nationale

L’appel à l’apaisement s’inscrit aussi dans un contexte plus large. Le pays traverse une phase de transformation et d’attentes fortes. Les citoyens observent les responsables politiques avec exigence et attendent hauteur de vue, maturité et capacité à dépasser les clivages internes.
Dans un tel moment, la division serait un luxe que le parti ne peut s’offrir.
D’où cet appel clair : revenir à la table des discussions, laisser les instances compétentes exercer pleinement leur rôle, arbitrer les différends dans le respect des textes et dans un esprit de fraternité politique.
Fidélité à un héritage

Yves Fernand Manfoumbi inscrit son propos dans la continuité historique du parti fondé par Omar Bongo Ondimba. Il évoque avec respect le Président fondateur et ceux qui, à ses côtés, ont implanté le PDG dans chaque ville et village des neuf provinces.
De génération en génération, de courant en courant, appeliste, rénovateur, héritage et modernité, la flamme est restée vive, la main toujours tendue. Ce rappel vise à souligner une réalité : la force d’une organisation ne réside pas dans l’absence de désaccords, mais dans sa capacité à les dépasser.
Transformer la tension en opportunité

Convaincu que sa famille politique dispose des ressources humaines et morales nécessaires, l’auteur estime que cette séquence peut devenir une opportunité de clarification et de consolidation. L’histoire, rappelle-t-il, montre que les périodes de tension peuvent se révéler fondatrices, à condition que le dialogue l’emporte sur la défiance.
Son engagement se veut clair : un esprit de réconciliation, un esprit de respect des règles, un esprit tourné vers l’avenir.Car au-delà des personnes et des sensibilités, c’est l’unité et la crédibilité de l’engagement politique qui sont en jeu.




