Marie-Madeleine Mborantsuo : « Le Gabon a inspiré d’autres Cours Constitutionnelles »

L’ancienne présidente de la juridiction revendique un rayonnement international, sans citer ni pays ni décisions précises.

Invitée de l’émission « Mémoire d’une nation », diffusée le 6 octobre 2026 sur Gabon 1ère, Marie-Madeleine Mborantsuo a soutenu que les textes et les décisions de la Cour constitutionnelle gabonaise avaient inspiré plusieurs juridictions étrangères. Face au journaliste Christian Kombila, l’ancienne présidente de la Cour a également mis en avant la contribution du Gabon au développement des réseaux de coopération entre juges constitutionnels.

Des textes gabonais présentés comme une référence

Selon Marie-Madeleine Mborantsuo, l’étendue des compétences de la Cour et l’ouverture de sa saisine aux citoyens ont suscité l’intérêt d’autorités et de magistrats étrangers. Elle affirme que des dirigeants africains avaient sollicité Omar Bongo Ondimba pour obtenir les textes régissant la juridiction gabonaise. Ces documents auraient ensuite servi à concevoir certaines institutions constitutionnelles. Elle n’a toutefois pas précisé quels pays étaient concernés.

Elle évoque aussi l’utilisation de décisions gabonaises par des juges étrangers. « Les textes gabonais et les décisions rendues par notre juridiction ont servi de modèle », a-t-elle déclaré. Elle étend cette affirmation à certaines juridictions européennes, sans fournir d’exemples permettant d’en mesurer la portée.

Un rôle dans les réseaux de justice constitutionnelle

L’ancienne présidente souligne par ailleurs le rôle de la Cour dans les réseaux francophones, africains et mondiaux de justice constitutionnelle. Elle décrit ces espaces comme des cadres de partage d’expériences, où les juridictions confrontent leurs pratiques et tiennent compte de leurs réalités respectives.

Une influence qui reste à documenter

Ce témoignage ouvre un sujet sur la diplomatie juridictionnelle gabonaise. Pour évaluer l’influence revendiquée, il faudrait identifier les pays, les textes et les décisions concernés. Ces éléments permettraient de distinguer la simple participation aux réseaux internationaux de l’adoption effective, par d’autres juridictions, de solutions inspirées de l’expérience gabonaise.

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