Comptes bloqués : Ali Bongo mobilise toute l’Afrique centrale

Selon Jeune Afrique, l’ancien président a saisi, ce 12 octobre, la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), après avoir déjà interpellé la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac) et envisagé de saisir l’autorité française ACPR, BGFIBank disposant d’une filiale en France.

Le 8 juin dernier, Ali Bongo avait mis en demeure la banque de justifier le blocage de ses comptes. Le 17 juin, BGFI lui a répondu en invoquant une ordonnance du juge d’instruction spécialisé du parquet de Libreville, plaçant ses comptes et ceux de son épouse Sylvia Bongo Ondimba sous séquestre.

Ce séquestre serait-il lié au lourd passif judiciaire de Sylvia Bongo Ondimba ? En effet, l’ex-Première dame a été condamnée par contumace, le 12 novembre 2025, à 20 ans de réclusion criminelle pour détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, recel et instigation au faux, et devra en principe reverser au Trésor public des sommes considérables au titre du préjudice causé à l’État. Si les comptes visés par l’ordonnance de séquestre s’avéraient être des comptes conjoints, leur sort pourrait dépendre directement de l’issue de cette procédure pénale, plutôt que de la seule bonne volonté de la banque.

Contactés par Jeune Afrique, le ministre de la Justice Augustin Emane et BGFIBank n’ont pas souhaité commenter l’affaire.

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