Kinshasa, le 19 février 2025 – Dans un climat de tension exacerbé par des affrontements récents à la frontière, l’honorable Paul Tshilumbu n’a pas tari d’observations lors de sa dernière allocution publique. Critiquant ouvertement les démarches de dialogue menées par les leaders de la CENCO et de l’ECC, il a déclaré que seules des mesures décisives pourraient mettre fin à ce cycle sanglant.
Une déclaration qui fait l’effet d’une bombe

Lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale, Paul Tshilumbu a exprimé son scepticisme quant aux efforts de médiation entrepris pour désamorcer le conflit qui oppose la République démocratique du Congo au Rwanda. Selon lui, les pourparlers en cours ne sauraient compenser la nécessité d’un renforcement immédiat des capacités militaires du pays.
« Pour que cette guerre termine, il faut que Kagame sente ça dans sa chair, chez lui au Rwanda. Tant que ce sont des Congolais qui meurent ici, ce théâtre va continuer », a-t-il affirmé, provoquant ainsi une onde de choc dans les sphères politiques et sécuritaires.
Un appel à la fermeté

La rhétorique de Tshilumbu se veut un appel à sortir de l’impasse diplomatique. Plutôt que de se reposer sur des négociations jugées insuffisantes, il propose d’intensifier l’action militaire et d’étendre le champ des opérations jusque sur le territoire rwandais. Ce positionnement, bien que radical, illustre le désarroi face à une situation où les pertes civiles continuent de s’accumuler.
Contexte et enjeux régionaux

Les relations tendues entre la RDC et le Rwanda ne sont pas nouvelles. Depuis plusieurs années, des accusations mutuelles d’agression et d’ingérence alimentent une spirale de violence qui menace de dégénérer en un conflit régional de grande ampleur. Dans ce contexte, la position de Tshilumbu résonne avec force parmi ceux qui estiment que les approches diplomatiques actuelles peinent à endiguer la violence.
Les instances de médiation, représentées notamment par la CENCO et l’ECC, tentent de créer un espace de dialogue malgré des divergences profondes sur les responsabilités et les solutions à apporter. Toutefois, pour l’honorable responsable, cette stratégie de conciliation reste vaine tant que le coût humain reste à payer sur le sol congolais.
Réactions et perspectives d’avenir
Si certains observateurs saluent le courage d’exprimer des positions tranchées dans un contexte de négociations souvent paralysées par des intérêts divergents, d’autres craignent que des propos aussi virulents n’enveniment davantage une situation déjà explosive. La communauté internationale, ainsi que les institutions régionales de sécurité, restent attentives aux évolutions du dossier, appelant de leurs vœux une désescalade des tensions.
Dans l’immédiat, le débat se pose : faut-il persister sur la voie du dialogue ou opter pour une réponse militaire accrue afin de protéger les vies des citoyens congolais ? Tandis que les enjeux se cristallisent, la parole de Paul Tshilumbu s’inscrit dans une lignée de revendications de fermeté, qui pourraient bien influencer la stratégie future de la RDC dans ce conflit aux répercussions multiples.