Un rendez-vous institutionnel hautement symbolique
Ce jeudi, au palais de la Constitution, la Cour constitutionnelle tient son audience de rentrée solennelle, marquant le début effectif de ses activités. La cérémonie, à laquelle prend part le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, intervient plus de deux semaines après la nomination des juges constitutionnels et l’élection de Dieudonné Aba’a Owono à la présidence de la haute juridiction. Un moment fort, à la fois juridique et politique, qui s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la Ve République.
La Cour face au temps long de l’Histoire

Dans le rituel républicain, la rentrée solennelle n’est jamais un simple exercice protocolaire. Elle fixe un cap, donne une tonalité et engage une institution devant la nation. À l’heure où le pays sort de la Transition et cherche à stabiliser ses fondations démocratiques, la Cour constitutionnelle se retrouve au cœur du jeu institutionnel, appelée à dire le droit avec autorité et retenue.
Une vision clairement affichée par son président

Le 8 janvier dernier, lors de la présentation des vœux au couple présidentiel au palais de la Rénovation, Dieudonné Aba’a Owono avait posé les jalons de son magistère. « La Cour constitutionnelle entend être à sa place, rien que sa place, mais toute sa place (…) au service et aux côtés du peuple, jamais contre lui », avait-il déclaré. Une profession de foi qui résonne comme un engagement moral et institutionnel.
Gardienne de la Constitution et arbitre de la vie politique

Élément central de l’architecture institutionnelle, la Cour constitutionnelle est à la fois gardienne de la loi fondamentale, juge électoral, organe régulateur du fonctionnement des institutions et garante des droits fondamentaux et des libertés publiques. Des missions lourdes, qui exigent indépendance, constance et courage, particulièrement dans un contexte politique en recomposition.
Une institution renforcée par l’épreuve de la Transition

Durant la Transition, sous l’autorité de Dieudonné Aba’a Owono, la Cour a su assumer ses responsabilités avec fermeté et discernement. En sécurisant les processus institutionnels et en contribuant à la refondation républicaine, elle a progressivement restauré sa crédibilité auprès de l’opinion publique nationale, longtemps méfiante à l’égard des institutions de contrôle.
Une nouvelle page à écrire pour les huit prochaines années

Auréolée de cette expérience et confortée par une légitimité retrouvée, la Cour constitutionnelle ouvre aujourd’hui une nouvelle page de son histoire. Le discours attendu de son président devrait en fixer les grandes lignes : une justice constitutionnelle indépendante, rigoureuse et fidèle à l’esprit de la Constitution.
Entre attentes populaires et exigence républicaine

Au-delà des symboles, c’est désormais dans les actes que la Cour sera jugée. Dans un pays en quête de repères institutionnels solides, elle est appelée à demeurer une boussole républicaine, là où le droit éclaire la marche de la nation et protège l’essentiel : la souveraineté du peuple et l’État de droit. https://www.union.sonapresse.com/fr/cour-constitutionnelle-jour-de-rentree-solennelle




