En conférence de presse ce 1er juin 2026, le Directeur Général justifie et expose une stratégie globale de protection des consommateurs et de conformité réglementaire.
L’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) a organisé, ce lundi 1er juin, une conférence de presse majeure afin de présenter les fondements juridiques qui légitiment ses récentes mesures de régulation du secteur alimentaire. Objectif affiché : expliquer au grand public, aux opérateurs et aux partenaires institutionnels pourquoi et comment l’agence renforce drastiquement son contrôle de la chaîne alimentaire gabonaise. Une initiative qui marque un tournant dans la politique sanitaire du pays.
C’est sur la solidité du cadre légal que repose l’ensemble de la stratégie de l’AGASA. Le Directeur Général a exposé les fondements juridiques clairs et contraignants qui autorisent l’agence à agir. L’agence s’appuie sur plusieurs textes de base incluant des articles spécifiques du code alimentaire et des décrets réglementaires qui confèrent à l’agence l’autorité nécessaire pour procéder à des inspections sans préavis dans les installations de production, stockage et distribution, confisquer et détruire immédiatement les produits non-conformes, exiger la certification et la traçabilité complète des aliments, imposer des mesures correctives aux opérateurs défaillants et exercer un contrôle continu sur l’ensemble de la chaîne alimentaire;
L’agence dispose également de fondements constitutionnels garantissant le droit à la sécurité alimentaire et à la protection de la santé publique, ce qui lui confère une légitimité juridique incontestable pour mener ces actions. Le directeur n’a pas manqué détailler les enjeux majeurs justifiant cette approche renforcée. Pour le Directeur Général de l’AGASA, Dr Jean Delors Biyoghe « tous les aliments commercialisés au Gabon doivent répondre aux normes établies. Cela concerne aussi bien les produits locaux que les importations« . L’AGASA a annoncé qu’elle renforcerait drastiquement ses vérifications pour s’assurer que aucun produit non-conforme ne parvient aux consommateurs.
L’agence a énuméré les principales catégories de risques auxquels sont exposés les consommateurs gabonais : contaminations bactériennes : infections alimentaires potentielles ; contaminants physiques : présence d’objets étrangers, débris ou fragments, contaminants chimiques : résidus de pesticides, métaux lourds, additifs non autorisés; défaillances de stockage : rupture de chaîne froide, conditions inadéquates; problèmes de traçabilité : impossible d’identifier l’origine ou le parcours d’un produit et non-respect des délais de consommation : produits périmés ou trop anciens.
L’AGASA a insisté sur le fait que chaque acteur de la chaîne alimentaire est responsable de la sécurité du produit qu’il manipule. Producteurs, transporteurs, stockeurs, distributeurs et détaillants devront pouvoir justifier à tout moment de la conformité des produits qu’ils commercialisent. Les produits jugés non-conformes seront immédiatement confisqués et détruits, selon des procédures strictes définies par l’AGASA. Aucune exception ne sera tolérée, indépendamment de la taille ou de l’importance commerciale de l’opérateur.


