Par un communiqué ferme et sans ambiguïté, le gouvernement gabonais, à travers le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère, a marqué un coup d’arrêt net à une pratique longtemps perçue comme opaque dans le secteur des industries extractives.
Dans un contexte où la stabilité macroéconomique et la souveraineté financière apparaissent plus que jamais comme des priorités nationales, l’exécutif gabonais a donné instruction, ce mercredi 21 janvier, à la Gabon Oil Company (GOC) et à ses filiales, de procéder immédiatement au rapatriement intégral des Fonds de Restauration des Sites (Fonds RES). Ces fonds, d’un montant total de 270 millions de dollars au 31 décembre 2025, doivent désormais être déposés dans des comptes en dollars, destinés à renforcer les réserves de devises de la Banque Centrale des États de l’Afrique Centrale (BEAC).

Cette décision s’inscrit dans le cadre réglementaire défini par le règlement N°1/CEMAC/UMAC/UM du 23 décembre 2021, portant sur les dispositions relatives à la réglementation des changes pour les entreprises extractives dans la zone CEMAC.
Une mesure qui vise non seulement à renforcer les mécanismes de contrôle des flux financiers dans un secteur stratégique, mais aussi à renforcer la confiance dans l’environnement des affaires gabonais.

Le communiqué souligne par ailleurs que, dans la même logique de transparence et de responsabilité, tous les autres acteurs internationaux implantés dans les industries extractives au Gabon sont appelés à rapatrier librement leurs propres Fonds RES dans des comptes en dollars, en conformité avec les accords en cours de discussion avec la BEAC. Cette ouverture s’inscrit dans la volonté gouvernementale de consolider la stabilité économique régionale, tout en garantissant le développement harmonieux du pays.
Cette mesure, lourde de sens, traduit la détermination de Libreville à faire du Gabon un acteur crédible et respecté dans le concert économique régional. Elle envoie un signal fort sur l’exigence de rigueur dans la gestion des ressources, dans un secteur qui reste l’un des piliers de l’économie nationale.
Le ministre Thierry Minko, signataire du communiqué, réaffirme ainsi l’engagement du gouvernement gabonais à œuvrer pour un cadre macroéconomique stable, transparent, et propice à un développement durable, au service non seulement du Gabon, mais aussi de la sous-région CEMAC.
https://www.union.sonapresse.com/fr/fonds-res-un-probleme-vite-regler-dans-le-secteur-petrolier




