Ce vendredi 9 janvier, le Tribunal de première instance de Libreville a été le théâtre d’une cérémonie solennelle marquant l’installation officielle des magistrats récemment nommés à l’issue de la première session extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de la Ve République. Cette session, tenue le 19 décembre 2025, s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, également président du CSM.
La cérémonie, présidée par Jean Gaël Ndoumbeneny, président du Tribunal de première instance, s’est déroulée en présence d’un parterre d’autorités judiciaires de premier plan. Parmi elles figuraient le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin EMANE, le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, la première présidente de la Cour d’appel, le procureur général de la Cour de cassation, ainsi que plusieurs hauts responsables du corps judiciaire.
Des nominations stratégiques au siège et au parquet

Cette journée historique a officialisé la prise de fonction de Dick Fabrice Boungou MICKOLO en tant que procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, assisté de son adjoint Bridon Romaric Bekwissi Itodjangoue. Par ailleurs, Michelle Leckat a été installée en qualité de vice-présidente du tribunal, Wilfried Adjondo a pris les fonctions de doyen des juges d’instruction, tandis que le juge Linda Tesselle Ndjila Yvendareré Tapoyo complète cette nouvelle équipe judiciaire.
Une justice plus humaine et crédible

Dans son allocution, Jean Gaël Ndoumbeneny a mis en exergue la compétence, l’intégrité et le sens du devoir des magistrats récemment nommés. Il a souligné que ces nominations s’inscrivent pleinement dans la volonté des autorités de moderniser l’appareil judiciaire gabonais, de renforcer l’État de droit et de garantir les libertés fondamentales des citoyens. Le président du tribunal a rappelé que le rôle du magistrat ne se limite pas à l’application du droit, mais qu’il est aussi un acteur essentiel d’une justice humaine, accessible, crédible et guidée par la probité ainsi que l’éthique.
L’autorité du parquet réaffirmée

Prenant la parole, le nouveau procureur de la République, Dick Fabrice Boungou MICKOLO, a exprimé sa profonde gratitude envers le Président du CSM pour la confiance placée en lui. Avec une ferme détermination, il a rappelé que le parquet demeure le gardien vigilant de l’ordre public. Insistant sur la rigueur du cadre légal, il a réaffirmé que les officiers de police judiciaire agissent strictement sous la direction et le contrôle du procureur, conformément aux prescriptions du Code de procédure pénale. La discipline, le respect de la hiérarchie et la transparence, a-t-il martelé, sont des exigences non négociables.
Enfin, s’adressant à ses collègues magistrats, il a mis en lumière la dimension humaine et sensible de leur fonction. Il a invité chacun à exercer la justice avec conscience et empathie, conscient de l’impact de leurs décisions sur la vie des justiciables et l’intérêt supérieur de la paix sociale.
Cette cérémonie d’installation symbolise ainsi un tournant fort pour la justice gabonaise. Elle marque l’ambition claire des pouvoirs publics de bâtir une institution judiciaire plus efficace, crédible et profondément ancrée dans les principes d’éthique et de respect des droits humains, au service exclusif de la nation et de ses citoyens.



