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Gabon : la suspension des réseaux sociaux bientôt levée

Le déblocage des réseaux sociaux au Gabon se précise. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, Mark-Alexandre Ndoumba, Ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, a affirmé que la situation actuelle était temporaire. « C’est une question de semaines, cela n’a pas vocation à perdurer », a-t-il déclaré, apportant ainsi une première réponse publique aux nombreuses interrogations des citoyens et des professionnels gabonais depuis l’entrée en vigueur de la restriction.

Une suspension ordonnée par la HAC en février

Pour comprendre la portée de cette annonce, il convient de rappeler les faits. Le 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication, organe officiel de régulation des contenus médiatiques et numériques au Gabon, a ordonné la suspension des principales plateformes de réseaux sociaux sur le territoire national. Sont principalement concernées les applications du groupe Meta, Facebook, Instagram et WhatsApp, ainsi que TikTok.

La HAC a motivé cette décision par la nécessité de mettre fin à une prolifération de contenus haineux, diffamatoires et d’appels à la violence, dont la diffusion incontrôlée était jugée de nature à compromettre gravement la stabilité nationale et la cohésion sociale du pays. Une justification qui n’a pas empêché la mesure de susciter un large débat au sein de la société gabonaise, entre partisans d’une régulation ferme et défenseurs de la liberté d’expression numérique.

Trois semaines de perturbations pour les Gabonais

Sur le terrain, les conséquences de cette suspension se font sentir quotidiennement. En l’espace de trois semaines, des pans entiers de l’activité économique et sociale du pays ont été affectés. Commerçants utilisant les réseaux sociaux comme principal canal de vente, journalistes et médias dépendant de ces plateformes pour diffuser leur contenu, particuliers coupés de leurs proches à l’étranger : la liste des personnes impactées est longue.

Pour contourner la restriction, de nombreux Gabonais ont eu recours à des réseaux privés virtuels, les VPN, afin de maintenir un accès aux plateformes bloquées. Une pratique pourtant intolérable dans les faits, mais qui illustre à elle seule l’ampleur du besoin de connectivité de la population.

Le gouvernement s’exprime, la HAC décide

La déclaration du Ministre Ndoumba dans les colonnes de Jeune Afrique constitue un signal politique important. Elle indique que le gouvernement est attentif à la situation et juge la mesure disproportionnée dans la durée. Toutefois, il importe de souligner que le Ministre de l’Économie numérique n’a pas autorité pour lever lui-même la suspension. Cette prérogative appartient exclusivement à la HAC, qui demeure l’unique instance habilitée à modifier ou annuler sa propre décision.

La question qui se pose désormais est celle du calendrier. Quand la HAC estimera-t-elle que les conditions ayant motivé sa décision ne sont plus réunies ? Quels critères président à ce jugement ? Autant d’éléments que le régulateur n’a pas encore rendus publics.

Dans l’attente d’une annonce officielle

En l’état, aucune date précise n’a été communiquée. Si les propos du Ministre laissent entrevoir une issue prochaine, la décision finale reste entre les mains de la HAC. Les Gabonais devront donc encore patienter avant de retrouver un accès libre et total aux réseaux sociaux. Africacoeurnews suivra l’évolution du dossier et vous tiendra informés de toute annonce officielle du régulateur. https://www.facebook.com/share/v/1G42ZBzjpx/

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