jeudi 26 février 2026

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Paris, résidence forcée pour un ancien chef d’État

Dans les beaux quartiers de Paris, l’image d’un homme libre de ses mouvements s’effrite derrière les portes d’une propriété cossue de l’avenue Foch. Ali Bongo Ondimba, aperçu début février lors de courses discrètes, y vit désormais un exil administratif. Une contrariété de papier, diront certains, un verrou migratoire, diront les faits.

Une liberté suspendue à un formulaire

Le Royaume-Uni impose désormais une autorisation de voyage électronique aux ressortissants français. Une formalité pour la plupart, un obstacle pour l’ancien président gabonais. En tentant de regagner Londres, où résident son épouse Sylvia Bongo et leurs enfants, ses documents ont été retoqués par la police aux frontières française au moment d’embarquer à bord de Eurostar. Motif, dépassement de la durée de séjour autorisée et irrégularité révélée au grand jour.

De Libreville à l’attente

Parti du Gabon en mai 2025 à la faveur d’une médiation, l’ancien chef de l’État pensait avoir trouvé un havre temporaire outre Manche. Le voici désormais assigné à une attente feutrée, entre marbre et silence, le temps qu’une procédure de régularisation suive son cours.

Un couple séparé par les règles

Ironie de la géographie administrative, si lui ne peut franchir la Manche, elle ne peut la quitter sans risquer de compromettre son propre retour. Deux rives, une même contrainte, et la politique réduite à l’échelle d’un guichet.

Dans cette affaire, la diplomatie s’efface devant la mécanique froide des statuts migratoires. Et l’ancien pouvoir, confronté au plus contemporain des juges, la validité d’un document. Une leçon d’époque, écrite à l’encre des procédures. https://www.jeuneafrique.com/1768014/politique/gabon-pourquoi-ali-bongo-ondimba-est-contraint-de-sejourner-a-paris/

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