Harcèlement des Praticiens de la Diaspora Camerounaise

Contexte et Défis Actuels
Le harcèlement des praticiens de la diaspora camerounaise soulève des questions pressantes sur la santé au Cameroun. Considéré comme une forme de discrimination, il entrave la contribution des médecins expatriés et alimente les tensions au sein de la profession. Le Dr Kana, dirigeant de la clinique internationale Odza à Yaoundé, a récemment dénoncé cette réalité, mettant en lumière les difficultés rencontrées par les praticiens de la diaspora.
Dans une lettre de soutien datée du 18 janvier 2026, Shanda Tonme, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), a salué les efforts du Dr Kana pour garantir des soins de qualité. Néanmoins, il a également signalé le climat de méfiance qui prévaut parmi les médecins, exacerbant les défis auxquels font face les praticiens de la diaspora. Ce climat de tension peut avoir des conséquences néfastes sur la santé publique, décourageant ainsi les professionnels de revenir ou de s’engager dans des initiatives locales.
Formés dans des systèmes de santé avancés, ces praticiens disposent de compétences et de connaissances précieuses pour leur communauté. Pourtant, le harcèlement crée un profond sentiment d’aliénation, les poussant à s’éloigner des projets locaux. La santé publique camerounaise pourrait alors faire face à un déficit d’expertise, aggravant les défis qui pèsent déjà sur son système de santé.

Conséquences sur les Initiatives Locales de Santé
Les nombreux impacts du harcèlement des praticiens de la diaspora sur les initiatives de santé locales sont alarmants. Premièrement, ce phénomène entraîne une diminution de la collaboration entre médecins locaux et expatriés. Découragés par un climat tendu, les praticiens de la diaspora peuvent choisir de ne pas participer à des projets de santé, privant ainsi les communautés de leur expertise.
Ce climat de méfiance nuit également à la perception des patients envers les initiatives de santé menées par des professionnels expatriés. La confiance est essentielle ; si les patients pensent que ces praticiens sont victimes de harcèlement, ils peuvent hésiter à s’engager dans des programmes de santé, compromettant ainsi des campagnes vitales de vaccination ou de sensibilisation.
Pire encore, le harcèlement met en péril la formation des jeunes médecins. Si les praticiens de la diaspora se sentent exclus ou discriminés, ils hésiteront à revenir partager leurs connaissances et à former la nouvelle génération de professionnels de la santé. Ce scénario pourrait enfin mener à un cercle vicieux, où l’absence de formation et d’expertise continue d’affaiblir le système de santé camerounais.

Vers une Réconciliation et une Collaboration
Il est crucial, face à cette situation préoccupante, de rétablir la confiance entre les praticiens de la diaspora et leurs homologues locaux. Le soutien de figures comme Shanda Tonme représente un premier pas vers cette réconciliation. En encourageant la collaboration et le partage d’expériences, un environnement plus inclusif et innovant peut émerger.
Des initiatives telles que des forums de discussion, des ateliers de formation et des programmes d’échange pourraient favoriser un dialogue constructif. De plus, il est indispensable que les autorités sanitaires instaurent des mesures de protection contre le harcèlement, en établissant des politiques claires et des mécanismes d’appui.
Impliquer la communauté dans ces efforts est tout aussi essentiel. Sensibiliser le public à l’importance des contributions des praticiens de la diaspora peut modifier les perceptions et réduire la méfiance. Créer un environnement de travail collaboratif est la clé pour améliorer la qualité des soins et renforcer le système de santé camerounais.




