THIMO : Un Modèle d’Autonomisation Économique pour les Jeunes

Un Contexte Économique Préoccupant
La Côte d’Ivoire, bien qu’étant un pays émergent en Afrique de l’Ouest, est confrontée à de sérieux défis économiques, en particulier en matière d’emploi pour les jeunes. Le taux de chômage dans cette tranche d’âge, de 18 à 40 ans, est alarmant. Cette situation est aggravée par un accès limité à l’éducation et à la formation professionnelle, laissant de nombreux jeunes dans une précarité accrue. C’est dans ce cadre que le projet THIMO (Travaux à haute intensité de main-d’œuvre) se présente comme une initiative essentielle pour répondre à ces défis.
Ce projet a été lancé pour offrir des opportunités d’emploi temporaire, en ciblant principalement les jeunes non scolarisés et déscolarisés. En les engageant dans des travaux d’utilité publique, tels que le nettoyage et le désherbage, THIMO répond à des besoins communautaires tout en offrant aux participants une première expérience professionnelle. Cela constitue un palier crucial vers leur autonomisation économique.
Lors d’une cérémonie tenue le 6 janvier 2026 à Aboisso, 144 jeunes ont reçu des chèques de 120 000 FCFA. Cette aide financière significative leur permettra de créer ou de développer leurs propres activités génératrices de revenus. Couplée à une formation sur la rédaction de plans d’affaires, cette initiative est un véritable tremplin, fournissant aux bénéficiaires les outils nécessaires pour sortir de la précarité.

Un Soutien Financier et Éducatif
Le soutien financier que propose THIMO est fondamental pour son succès. Les chèques remis aux jeunes ne constituent pas une simple aide, mais un véritable investissement dans leur avenir. Selon Kpagni Koutoua, directeur régional de l’Agence Emploi Jeunes, ces fonds encouragent les jeunes à concevoir des projets viables visant à leur permettre de générer des revenus durables. Plus qu’un simple soutien économique, THIMO cherche à créer un environnement propice à l’entrepreneuriat.
La formation à la rédaction de plans d’affaires est également cruciale. Elle aide les jeunes à organiser leurs idées et à concrétiser leurs projets. L’accompagnement des acteurs locaux, comme le préfet de Tiapoum, Kouadio N’Dri Alexandre, qui a invité les jeunes à utiliser ces ressources de façon judicieuse, renforce cette approche éducative. Il insiste sur l’importance d’un engagement personnel à travers le travail et l’initiative.
Ce modèle d’autonomisation, qui combine soutien financier et formation, est à adouber par d’autres initiatives en Côte d’Ivoire et dans le reste de l’Afrique. Il illustre comment investir dans la jeunesse peut apporter des bénéfices non seulement aux individus, mais également à la communauté dans son ensemble.

Impacts Sociaux et Économiques à Long Terme
Les effets du projet THIMO s’étendent bien au-delà du domaine économique. En offrant des emplois temporaires, THIMO joue un rôle clé dans la cohésion sociale des communautés. La participation des jeunes à ces travaux d’utilité publique développe un sentiment d’appartenance et de responsabilité envers leur environnement. Ce climat de travail partagé a le potentiel de réduire les tensions sociales et de favoriser un environnement de paix et de solidarité.
Par ailleurs, en permettant l’autonomisation économique des jeunes, le projet contribue à atténuer la pauvreté. Les initiatives qu’ils développeront grâce à ce programme devraient améliorer leur qualité de vie et renforcer leur stabilité. Cet impact s’étend également à leurs familles et à leur communauté, générant ainsi un phénomène de réciprocité bénéfique.
Le succès de THIMO pourrait également inciter d’autres acteurs, qu’ils soient publics ou privés, à investir dans des programmes similaires. Soutenir l’autonomisation des jeunes est en effet crucial pour le développement durable de la Côte d’Ivoire. Les retombées positives de cette initiative pourraient servir de référence pour d’autres projets, renforçant ainsi l’engagement national en faveur de l’emploi des jeunes.
En somme, le projet THIMO à Aboisso représente un modèle prometteur d’autonomisation économique pour les jeunes en Côte d’Ivoire. En conjuguant soutien financier et formation, il ouvre la voie à un futur meilleur pour de nombreux bénéficiaires. Quelles autres initiatives pourraient renforcer ce modèle et étendre son impact ? Comment les acteurs locaux peuvent-ils s’engager davantage pour soutenir l’autonomisation des jeunes dans leurs communautés ? Ces questions méritent d’être examinées afin de garantir un développement durable et inclusif.


