Infrastructures énergétiques et développement économique au Cameroun

Le rôle crucial de l’énergie dans l’économie
Au Cameroun, l’énergie n’est pas seulement un besoin; elle est un moteur essentiel du développement économique. L’accès fiable à l’électricité stimule non seulement la productivité des entreprises, mais attire également les investisseurs internationaux tout en améliorant la qualité de vie des citoyens. Pourtant, le pays demeure confronté à des défis majeurs en matière d’approvisionnement énergétique, notamment des coupures fréquentes qui freinent sa croissance.
Lors du débat d’orientation budgétaire du 9 juillet 2025, les sénateurs ont souligné l’urgence d’améliorer l’offre énergétique. De nombreux experts partagent cette opinion : moderniser les infrastructures énergétiques pourrait révolutionner le paysage économique. Une étude de la Banque mondiale indique qu’une augmentation de 1% de l’accès à l’électricité pourrait produire une hausse de 0,5% du PIB, témoignant ainsi de l’impact significatif de l’énergie sur la croissance.
Par ailleurs, l’énergie est vitale pour le développement de secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’industrie et les services. Un approvisionnement stable permet aux agriculteurs d’adopter des technologies modernes pour améliorer leurs rendements, tandis que les industries peuvent fonctionner sans interruptions. Cela génère des emplois et renforce la compétitivité du pays sur le marché international.

Les défis des infrastructures énergétiques
Malgré ses opportunités, le Cameroun est entravé par des défis considérables en matière d’infrastructures énergétiques. Les coupures d’électricité fréquentes, dues à une capacité de production insuffisante et un réseau de distribution vieillissant, restent un obstacle. Ces interruptions nuisent à la productivité des entreprises et dissuadent les investissements étrangers, friands d’un environnement stable.
Louis Paul Motaze, ministre des Finances, a également appelé à la réhabilitation de la Route Nationale n°6, essentielle pour les échanges commerciaux. Tout comme les infrastructures énergétiques, cette route est cruciale pour le développement économique. Une infrastructure de transport efficace réduit les coûts logistiques et facilite le commerce. Ces deux secteurs, interconnectés, nécessitent une attention commune pour maximiser leur impact.
Le financement des projets d’infrastructure énergétique représente également un défi. La modernisation du réseau électrique ainsi que le développement de nouvelles sources d’énergie, notamment les énergies renouvelables, nécessitent des investissements majeurs. Les partenariats public-privé pourraient jouer un rôle déterminant, à condition qu’un cadre réglementaire solide soit élaboré pour inciter les investisseurs.

Perspectives d’avenir et recommandations
Pour que le Cameroun puisse réaliser son véritable potentiel économique, améliorer ses infrastructures énergétiques est impératif. Les recommandations du Sénat, visant à renforcer ces infrastructures, constituent un premier pas encourageant. En investissant dans des projets d’énergie renouvelable, le pays peut diversifier ses sources d’énergie et réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique.
Les experts s’accordent sur l’importance d’une stratégie énergétique nationale cohérente. Cela nécessite une planification à long terme, l’intégration des énergies renouvelables et une amélioration de l’efficacité énergétique. Impliquer les communautés locales dans la planification et la mise en œuvre des projets énergétiques est également essentiel pour garantir une répartition équitable des bénéfices.
Enfin, sensibiliser le public et les entreprises à l’importance de l’énergie pour le développement économique est crucial. En créant un environnement où l’énergie est perçue comme moteur de croissance, le Cameroun pourra attirer davantage d’investissements. Les interrogations demeurent : comment le pays pourra-t-il surmonter ces défis ? Quelles pratiques adopter pour assurer un avenir énergétique durable et inclusif ?




